mercredi 19 septembre 2007, par GUILLAUME ROUL
Patrick Berchot, directeur général de la branche financement auto-moto chez GE Money Bank, a travaillé dans la LLD, mais propose aujourd’hui d’autres systèmes de financement.
Il ne pouvait pas être présent lors de la table ronde, nous avons tenu à lui donner une sorte de droit de réponse…
Patrick Berchot note que malgré l’incontestable énergie déployée par les loueurs, leur taux de pénétration dans les TPE reste stable entre 5 et 8%.
Il partage leur analyse quant aux raisons de cet échec relatif qui tient, selon lui, à la nature même du mode de distribution de la LLD. La complexité du système, la sous-estimation des coûts véritables des véhicules dans les petites structures nécessite des efforts de pédagogie énormes à la fois auprès du réseau et auprès des clients.
Il se félicite, en revanche, de la progression régulière de ses propres parts de marché depuis trois ans qui augmentent chaque année de 20 à 25%, dont un tiers en crédit classique et deux tiers en crédit-bail.
Selon lui, dans les concessions, les vendeurs non spécialisés sont des partenaires historiques bien mieux préparés à préconiser son mode de financement.
Il considère en outre que la LOA n’a finalement pas de véritable handicap par rapport à la LLD : les premiers loyers majorés ne sont pas une fatalité et peuvent même être un avantage fiscal pour le client ; en crédit-bail, on est capable d’accrocher des contrats de maintenance comparables à la LLD, mais qui n’intéressent, de toute façon, guère que les grandes entreprises ; même les risques de variation de l’argus peuvent être assumés par le constructeur, dans les contrats de crédit-bail à palier par exemple.
Il n’y a guère que sur la problématique de l’assurance qu’il voit les loueurs avoir un peu d’avance.
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