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Mazda CX-5 2.2l : Exception culturelle

jeudi 4 janvier 2018, par Thierry ASTIER

Vous n’allez pas nous croire, mais nous ne faisons pas un métier facile : autant de SUV, c’est un rien lassant. Le nouveau CX-5 sait pourtant séduire, car il cultive sa différence.


Toujours se méfier des atavismes trop marqués, qui masquent souvent une certaine forme de paresse intellectuelle. Nul ne sait où s’arrêtera cette curieuse folie du SUV qui frappe toute l’industrie automobile, de Dacia à Rolls-Royce ! Dans le cas du CX-5, le poids est lourd sur les épaules de la seconde génération : en à peine cinq ans, son prédécesseur s’est écoulé à 1,5 million d’exemplaires. Et ne pèse pas moins de 25 % des ventes mondiales de Mazda.

Cela étant, l’approche du nippon, singulière à plus d’un titre, mérite qu’on y prête attention. Le style, déjà, se reconnaît aisément, avec ce savant mélange maison de galbes aux légers relents néo-rétros qui tranchent avec le conformisme ambiant. Le nouveau CX-5 force simplement un peu plus sur les chromes et arêtes vives, sans trop en faire. Rafraîchissant. L’habitacle est tout aussi plaisant : finition soignée, petit volant à trois branches et assises plutôt près du plancher, loin du « conducteur de bus »… Sur la route, le CX-5 séduit.

Original mais convaincant

Outre une coque revue – montants de pare-brise reculés de 35 mm et rigidité torsionnelle en hausse de 15 % - le SUV japonais a le bon goût de rester plaisant à conduire, sans pour autant chercher la sportivité absolue, critère un rien ridicule sur un véhicule de ce genre.

Direction précise et mouvements de caisse bien maîtrisés sont au programme, et la motricité est étonnante en deux roues motrices, grâce à un antipatinage fort efficace. Même satisfecit côté suspension. L’amortissement fait preuve d’une belle progressivité, et même les roues les plus grandes (19 pouces) ne gâtent pas trop le tableau, hormis sur les petites déformations. En outre, sous le capot, pas de « downsizing » chez Mazda mais d’assez gros moteurs aux consommations bien plus réalistes en usage courant.

Si le 2.0 essence (160 ou 165 ch selon les versions) manque de tempérament, le 2.2 diesel offre de bonnes prestations, hormis un certain creux sous les 1 500 tours, et une excellente éducation, sans trop de bruit ni de vibrations. Quand à l’équipement général, il se pare des derniers garde-fous électroniques en vogue, quitte à irriter parfois par tant de prévenance : surveillance d’angle mort, gestion des feux, aide au maintien de trajectoire avec système d’alerte du conducteur. Cela étant, à ce prix-là (34 500 €), l’affaire est honnête. Une proposition à considérer donc…

Thierry Astier

Fiche technique : Mazda CX-5 2.2l Skyactiv-D Dynamique

Moteur  : 4 cylindres diesel, 2,2 l
Puissance  : 150 ch / Couple : 380 Nm
Vitesse maxi : 204 km/h
Boîte  : manuelle à 6 rapports
Consommation  : 5,0 l / 100 km
Émissions CO2 : 119 g / km
TVS  : 476 €
Prix  : 34 500 €

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